A propos de mes sources d’inspiration

Sur chaque voie que j’emprunte, des éclaireurs ont guidé mes pas et je leur en suis infiniment reconnaissante. Mes expériences de vie et ma sensibilité ont ensuite façonné ma manière de m’approprier leurs trouvailles.

…Concernant la relation à soi et aux autres

Je m’inspire essentiellement de la Communication NonViolente (CNV) développée par Marshall B. Rosenberg. J’ai beaucoup de gratitude pour cet homme d’avoir développé cet art d’être en relation avec la vie à l’intérieur de nous. C’est pourquoi j’aime appeler la CNV : la Communication reliée au vivant.

Cette pratique me permet d’accueillir et de comprendre mes émotions, d’identifier mes aspirations profondes. Elle m’aide à construire des relations respectueuses avec les autres, à nous comprendre de coeur à coeur.

A ce jour j’ai suivi plus de 600h de formation en CNV auprès de formatrices et formateurs certifiés, dont une spécialisation en Médiation CNV.

J’aime tout particulièrement la manière avec laquelle le formateur Yoram Mosenzon fait vivre la CNV. Il est ma source principale d’inspiration pour, non seulement transmettre, mais véritablement incarner le processus.

Je continue de participer à des stages et ateliers animés par des formateurs et formatrices de France et d’autres pays. J’aime m’abreuver à de nombreuses sources tout autour du monde ! Je suis aussi régulièrement assistante de formateurs et formatrices certifiés.

J’ai la joie de créer mes propres stages et ateliers et j’utilise également la CNV dans mes accompagnements individuels et de couples. Ma manière d’incarner et de transmettre est le fruit de mon appropriation de ce processus. Je suis en apprentissage permanent et la vie m’offre chaque jour de merveilleuses occasions d’approfondir ma compréhension et ma pratique.

Les cercles restauratifs, développés par Dominic Barter, constituent une manière d’appliquer la CNV pour traiter les conflits dans les groupes. Je m’y suis formée auprès de Michaël Boutin. J’aime la vision systémique que cela permet, le « prendre soin » des liens entre les individus et la co-responsabilité de la gestion du conflit et de la recherche de solutions.

Je m’inspire aussi grandement de l’éducation démocratique, une approche fondée sur la liberté individuelle et l’égalité entre les personnes, quel que soit leur âge. Après avoir porté un projet d’école démocratique puis avoir travaillé dans une autre, je continue aujourd’hui de m’impliquer par mes prises de paroles orales et écrites pour étendre aux enfants les droits fondamentaux de l’être humain.


…Concernant la relation à la nature et au plus grand que soi

Petite, je considérais la nature comme une alliée, une amie, une confidente. Contempler les lumières, les perles de rosée. Écouter les oiseaux, guetter le chevreuil. Caresser un tronc d’arbre ou plonger ma main dans l’eau. C’était une relation sensible, sensorielle.

Plus tard j’ai voulu l’appréhender d’une manière plus rationnelle, scientifique. J’ai suivi des études de biologie-écologie, une Licence, un Master, puis un Doctorat. Je me suis intéressée à la restauration écologique : comment aider des écosystèmes qui ont été endommagés à se rétablir ? D’une certaine façon, cette thématique reste aujourd’hui un fil conducteur dans mon travail, auprès des écosystèmes humains cette fois.

Comme je trouvais que la recherche scientifique manquait d’âme, j’ai eu envie de partager mon émerveillement aux petits comme aux grands en devenant animatrice nature dans une association d’éducation à l’environnement. Le BAFA en poche, j’ai suivi une formation « Animation nature & handicaps » auprès de Louis Espinassous, afin de pouvoir adapter mes animations à un public varié. J’aime offrir une diversité de mode de rencontre avec la nature : artistique, naturaliste, poétique, sensoriel…

L’immersion dans la nature nous invite à sentir notre juste place, en interdépendance avec les autres êtres vivants. Les bienfaits de cette pratique sont innombrables pour notre santé physique, psychique et émotionnelle, comme le confirment de nombreuses études.

C’est avec le Travail Qui Relie de Joanna Macy que j’ai pu aller encore plus loin dans cette connexion au « grand tout », à la toile du vivant dont nous faisons partie. Basée sur l’écopsychologie, cette pratique permet notamment d’accueillir nos émotions liées aux changements globaux et de les transformer en puissance d’agir.

Et puis il y a le chamanisme qui me permet de me sentir profondément reliée à la dimension subtile de ce monde. Dans l’optique de développer ma pratique personnelle, ainsi que d’accompagner des personnes dans cette voie, je me suis formée auprès d’Alexandra Viverge, enseignante à la FSS (Foundation for Shamanic Studies), une organisation éducative fondée par l’anthropologue Michael Harner dans le but d’étudier, d’enseigner et de préserver le chamanisme.