A propos de moi

Emmanuelle Araujo Calçada

Qui suis-je ? Qu’elle paraît anodine, cette question, mais comment y répondre honnêtement ? Sans omettre une facette de ce qui me compose ? Et surtout, en écrivant maintenant, comment être fidèle à qui je serai dans 1 heure, dans 1 semaine, dans 1 an ?

La tâche me semble impossible. Je vais néanmoins essayer.

En sachant donc que ce que j’écris n’est qu’une tentative imparfaite.

Et c’est le premier mot avec lequel je vais me décrire : imparfaite. Car humaine.

« Le parfait, c’est de l’imparfait qui s’aime », a dit le pianiste Marc Vella. Alors j’apprends à m’aimer au fil des années.

Je suis une femme qui aspire à vivre libre, en harmonie avec ce qui m’entoure.

Je suis profondément touchée par les injustices et les violences contre le vivant.

Depuis toujours je cherche un moyen d’avoir un impact positif sur le monde, de contribuer à y amener de la paix, de la joie, de la douceur.

Je suis passée par mille tempêtes. Des chemins de traverse. Des sentiers buissonniers.

J’ai fait de mon mieux pour construire une relation égalitaire avec mon conjoint, dans laquelle nous avons tous les deux de l’espace, de la considération, du respect, de l’amour.

J’ai cherché à comprendre le monde vivant, en passant par la science ainsi que par l’expérience directe, sensible, sensorielle.

J’ai voulu créer une école qui permette aux enfants d’être libres et traités à égalité avec les adultes. Une école ouverte sur le monde, en contact avec la nature.

J’ai échoué. J’ai fait un burn-out. J’ai souffert. J’ai plongé dans mes failles. J’ai dialogué avec mon corps. J’ai guéri d’anciennes blessures. J’ai eu des tas de prises de conscience.

J’ai exploré le centre de mon être. Cet endroit où la vie s’exprime à chaque instant, sous la forme de sensations, d’émotions, de besoins. Parfois ça crie, parfois ça pleure, parfois ça rit…

Et toujours je me suis émerveillée. De la beauté qui existe dans une perle de rosée, dans le chant d’un oiseau, dans la caresse du vent, dans le vert d’une pousse tendre. Et dans les yeux d’un être humain.

J’ai appris, énormément. J’ai compris, aussi. Et l’instant d’après je ne savais plus, je ne comprenais plus.

Je connais les moments qui débordent de sens. Et ceux qui n’en ont plus aucun. La joie qui fait pleurer, le désespoir qui fait sombrer.

Et de tout ça, j’ai créé Relations Vivantes. C’est mon cadeau pour la vie, pour la remercier de l’émerveillement qu’elle me procure.

Je veux montrer que d’autres chemins sont possibles, individuellement et collectivement. Que nous pouvons nous réconcilier avec nous-mêmes, avec les autres et avec la nature. Et qu’ensemble, nous pouvons réenchanter le monde.